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Loi de finances 2010 : modifications applicables

 

 

Modification du plafonnement des niches fiscales


La Loi de Finances 2010 modifie le plafonnement des niches fiscales. En effet, antérieurement fixé à 25 000 euros plus 10% du revenu global, celui-ci passe à 20 000 euros plus 8% du revenu global du contribuable, ce, à partir de 2011 pour l'imposition des revenus 2010.

Ainsi, ne sont pris en compte pour l’application de ce nouveau plafond, que les avantages fiscaux accordés au titre des investissements réalisés à compter du 1er janvier 2010. Les investissements immobiliers réalisés avant cette date et les avantages fiscaux qui en résultent, ne sont donc pas visés et restent soumis à l’ancien plafond.

Les investissements réalisés sous le dispositif SCELLIER et ceux effectués sous le statut de Loueur Meublé ne seront pas concernés, du moins, ceux dont une promesse d'achat ou une promesse synallagmatique a été souscrite par l'acquéreur avant le 1er janvier 2010.

A noter que la Loi de Finances 2010 étend le champ d'application du dispositif du plafonnement des niches fiscales aux investissements immobiliers situés dans les DOM-TOM mais pas pour ceux (par exemple) dont la déclaration d’ouverture de chantier est antérieure au 1er janvier 2010.

Modifications du dispositif SCELLIER


La Loi de Finances 2010 modifie également le taux de la réduction d'impôt au titre des investissements réalisés sous le dispositif SCELLIER.

- le taux reste inchangé et fixé à 25% pour les logements acquis ou construits sur 2009 et 2010

- ce taux passera à 15% pour les logements acquis ou construits en 2011

- puis 10% pour les logements acquis ou construits en 2012

L'idée d'un "verdissement" du dispositif n'est pas totalement abandonnée puisque la Loi de Finances 2010 prévoit que le taux de réduction d’impôt pourra être majoré de dix points lorsque le contribuable acquiert (ou fait construire) un logement neuf en 2011 et 2012 dont le niveau de performance énergétique globale (déterminé dans des conditions fixées par décret) est supérieur à celui qu'impose la législation en vigueur.

En revanche, ne sont plus éligibles au dispositif SCELLIER les acquisitions de logements qui ont fait l'objet d'un dépôt de permis de construire à compter du 1er janvier 2010 et financées par un prêt locatif social (PLS).

Extension du dispositif SCELLIER à certaines communes


L'un des articles de la Loi de Finances 2010 prévoit d'étendre le dispositif de réduction d'impôt SCELLIER aux logements situés dans les communes de la zone C, initialement écartée du dispositif.

Cette possibilité ne sera ouverte que si les communes concernées font l'objet d'un agrément délivré par le Ministre chargé du logement, dans des conditions déterminées par décret, après avis du Maire de la commune d'implantation ou du Président de l'établissement de coopération intercommunale territorialement compétent.

Modification du dispositif DEMESSINE / ZRR


L'un des articles de la Loi de Finances 2010 aménage la reprise de la réduction d'impôt DEMESSINE en cas de non respect de l'engagement de location par le propriétaire d’un logement situé en dispositif ZRR (Zone de Revitalisation Rurale).

Plusieurs cas de figure possibles :

- en cas de cession du logement avant l'expiration du délai de 9 ans, la réduction d'impôt pratiquée fera l'objet d'une reprise au titre de l'année de cession

- en cas de rupture de l'engagement de location pendant une période supérieure à 12 mois, en cas de liquidation judiciaire de l'exploitant, de résiliation ou de cession du bail commercial par l'exploitant, ou de mise en œuvre par les propriétaires du bénéfice de la clause contractuelle prévoyant la résiliation du contrat à défaut de paiement du loyer par l'exploitant, la réduction d'impôt fait l'objet d'une reprise pour le tiers de son montant au titre de l'année de la rupture de l'engagement de location et de chacune des deux années suivantes.

- pas de reprise de la réduction d'impôt en revanche, lorsque les copropriétaires substituent au gestionnaire défaillant de la résidence de tourisme une ou plusieurs entreprises qui assurent les mêmes prestations sur la période de location restant à courir. Cette dernière faculté n'est ouverte que si la candidature d'un autre gestionnaire n'a pu être retenue après un délai d'un an et que ces copropriétaires détiennent au moins 50% des appartements de la résidence (article 87 de la Loi de Finances 2010).